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OÙ EST L'EXPATRIÉ ? | Clément PÉROT-MARCONIE

OÙ EST L'EXPATRIÉ ?

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18/12/2020

Où est l’expatrié CLÉMENT PÉROT-MARCONIE ? 



Voici le premier article de la chronique « Où est l’expatrié ? ». Elle a pour objectif de mettre en avant les anciens savignacois qui se sont envolés en dehors des frontières de la France métropolitaine et de partager leurs expériences professionnelles et culturelles à l’étranger.




Pour introduire celle-ci, nous avons contacté Clément PÉROT-MARCONIE. Diplômé en 2016 de la promotion P27, il réalise quelques expériences en France. « Puis d’un jour à l’autre » il s’achète « un billet d’avion pour partir en Australie et voyager », nous explique-t-il. 


Il nous confie, qu’il avait déjà le projet de partir à l’étranger « quoi qu’il advienne » et la facilité à obtenir les visas « WORKING HOLIDAYS » l’a envoyé en Australie.


Le but de la démarche de Clément, était de réaliser une année de « break » après ses études. Cependant, à son arrivée à Melbourne, après avoir candidaté dans différents hôtels, il décroche une opportunité à l’hôtel Pullman de Melbourne en tant que superviseur du service restauration. Puis promotion après promotion et grâce aux sponsorings de son établissement pour rééditer son visa, Clément est aujourd’hui Assistant F§B, quatre ans après son installation dans l’état de Victoria. Il ajoute que « l’Australie est un pays en constante demande de migrants professionnels, donc ils mettent tout en place pour garder les gens quand ils peuvent se permettre de les payer (cf. les démarches de sponsorings qui coûtent 15 000 $ pour prolonger les visas)» 


« J’ai gravi les échelons petit à petit, ce n’est pas facile d’obtenir un poste de manager tout de suite en Australie parce qu’avec le WORKING HOLIDAYS VISA tu ne peux travailler que 6 mois pour la même entreprise. J’ai eu beaucoup de chance je suis tombé au bon endroit au bon moment. »



Clément nous partage son expérience professionnelle et culturelle à Melbourne en répondant à nos questions :


  • Selon toi, quel est l’intérêt de travailler à l’étranger ? Et dans ta situation, quel est l’intérêt de travailler à MELBOURNE ?  


« J’ai continué à vouloir partir à l’étranger après le Master, parce que mon niveau d’anglais était correct mais pas non plus parfait. Donc je me suis dit « tu veux bosser en hôtellerie, tu veux bosser à l’étranger, il faut que tu partes dans un pays anglo-saxon ». En plus pour être honnête, l’Australie ça paye très bien, financièrement ça vaut vraiment le coup même si la vie est chère(…). Le salaire d’un serveur en Australie équivaut au salaire d’un responsable de restaurant en France. En Australie on touche 30% de plus, au minimum, qu’en France »


  • Qu’est-ce qui te plaît le plus à MELBOURNE ?



« Ce qui me fait rester à Melbourne c’est le cadre de vie. C’est la deuxième meilleure ville au monde apparemment d’après des études. Ici tu peux tout faire, tu es à 2h de la mer, 3h des pistes de ski, la communauté est très cosmopolite et c’est vraiment beau. Les restaurants sont très variés (une rue grecque, une rue éthiopienne, …). Quand tu travailles dans l’hôtellerie tu peux aller découvrir plein de choses. Le cadre de vie est incroyable. Il y a 4 saisons en une journée, le temps change très vite. C’est un beau cadre de vie. C’est une ville très sécurisée, il y a beaucoup d’entraide, c’est vraiment bien. »



  • Qu’est ce qui est différent avec la culture française en général (et en hôtellerie) ?   


« C’est un peu choquant quand tu arrives. En France, on est très cliché mais on est très culturel : beaucoup de valeurs, il y a l’architecture, il y a l’histoire qui est juste incroyable en France et il y a les monuments.  Les français nous sommes très chauvins en fait. On est fiers d’être français avec une super gastronomie.  Arrivé à Melbourne on se dit qu’on n’est pas en Australie. Il y a eu une immigration tellement importante qu’aucun n’australien n’est capable de dire quelle est la culture australienne. C’est un pays très jeune. La culture australienne est très relax. Le dimanche on fait des barbecues. La vie à l’extérieur est très importante, plus que le travail. Quand tu vas au travail c’est bien de faire 9h-17h mais après il y a la famille, les amis, etc. En Australie tout le monde vit dehors : tu restes dans les parcs et tu vis à l’extérieur. Niveau architecture ce n’est pas top mais niveau gastronomie le mélange culturel est magnifique et c’est ce qui fait la beauté de cette ville. (…) 

En Australie, la mentalité est différente. Tout le monde est très bien payé et de plus il y a beaucoup d’offres d’emplois sur le marché. Donc si les employés ne sont pas contents, dans les 2 semaines ils ont trouvé un nouveau boulot en CDI. (…) Niveau relationnel il faut être très diplomate, car les gens prennent la mouche très rapidement et peuvent même partir en plein service. Moi j’ai un style de management très direct, je suis là pour travailler mais il a fallu que je m’adapte et que je devienne très sympa, c’est-à-dire trouver un bon équilibre. C’est très important de s’adapter. Tu ne garderas pas tes équipes si tu n’arrives pas à t’adapter. »


  • As-tu une anecdote sur la culture australienne ?


« C’est assez drôle quand tu penses savoir parler anglais, parce que selon les régions les australiens ont un jargon particulier et ils réduisent les mots. Par exemple, j’ai bossé dans un restaurant le 1er mois et j’ai pu expérimenter que les australiens réduisent tous leurs mots : Breakfast=breakie, par exemple. Une maman entre dans le restaurant et me dit avec ce fort accent « I’m here for breakie », et moi je lui ai demandé ce qu’elle avait de cassé, alors qu’elle venait pour prendre un petit déjeuner. Un autre exemple : « Barbecue » ils le disent « Barbie ». C’est plein de mots coupés comme ça et c’est marrant parce que ça crée des confusions pour rien. »


  • Quels conseils donnerais-tu à de futurs expatriés ? 


« Je vous conseille de faire votre stage à l’étranger si vous pouvez, c’est hyper important. Travailler à l’étranger c’est là où vous apprendrez le plus. A la fin du master, des entreprises vont venir en amphithéâtre vous parler. Prenez le temps de leur parler, comme NEWREST et COMPASS, si vous voulez rester en France. Cependant, si vous ne voulez pas rester en France n’attendez pas trop longtemps pour partir, partez le plus vite possible parce que c’est vraiment bien, ça ouvre beaucoup de portes et il y a tellement d’opportunités. 

Si vous voulez venir en Australie attendez que les frontières ouvrent car on est toujours fermés. Après partez avec un WORKING HOLIDAYS VISA, c’est facile à faire et ce n’est pas cher (dans les 300€). Ça vaut vraiment le coup. Et quand vous arrivez en Australie, cherchez tout de suite un boulot en tant que superviseur dans un hôtel ou un restaurant car c’est la meilleure manière pour obtenir un sponsor si vous voulez rester en Australie. L’intérêt de l’Australie c’est d’y rester longtemps car c’est un pays très très agréable. »


En terminant Clément, nous fait part de ses plus beaux moments lorsqu’il était à Savignac. Pour lui, c’était l’organisation du gala des P26, une très belle expérience et un très beau moment nous raconte-t-il.


Un grand merci à Clément, 

Une très belle expérience qui continue.  


« Ça continue »  

Jules POUPIN & Margot UGHETTO-MOFRIN

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